Présentation générale

Présentation


Sommaire
1. Données générales
2. Politique intérieure
3. Situation économique
4. Politique extérieure

1. Données générales


Données géographiques et générales

Nom officiel : Papouasie-Nouvelle-Guinée
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chefs de l’Etat et du Gouvernement : Le Gouverneur Général représente la Reine Elizabeth II, reine de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Sir Paulias Matane est Gouverneur Général depuis juin 2004.
Superficie : 462.840 km2
Capitale : Port-Moresby
Villes principales : Madang, Goroka, Lae

Langues officielles  : anglais, pidgin et motu
Langues courantes : anglais et pidgin, 800 langues locales
Monnaie : kina (1 kina = 100 toea), 1 kina = 0,364 euro (taux de chancellerie 01/07/2011)
Fête nationale : 16 septembre

Données démographiques
Population : 7.013.000 hab (PNUD)
Densité  : 14 habitants / km²
Croissance démographique : 2,2 % (2008)
Espérance de vie (2011) : 60.2 ans (PNUD)
Taux d’alphabétisation (2011) : 60% (PNUD)
Religions : Catholiques et Luthériens constituent les deux principales confessions
Indice de développement humain (classement PNUD 2011) : (153ème rang mondial)

Données économiques

PIB (2010) : 9,7 Mds USD
PIB par habitant (2010)  : 1 488 USD (FMI)
Taux de croissance (2010) : 8 % (FMI)
Taux d’inflation (2010) : 6,6 % (FMI)
Balance commerciale (2011) : - 670 M USD (FMI)
Principaux clients : Australie, Japon, Philippines, Chine, Allemagne, Malaisie

Principaux fournisseurs  : Australie, Singapour, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Chine, Japon

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture : 36 %
- industrie et mines : 35 %
- services : 29 %
Exportations de la France vers la Papouasie-Nouvelle-Guinée (2010) : 2,86 M euros
Importations françaises depuis la Papouasie-Nouvelle-Guinée (2010)  : 7,08 M euros

Communauté française en PNG  : 91 inscrits au 31/12/2010

2. Politique intérieure

La Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose d’un Parlement monocaméral de 109 représentants élus dont 89 sont pourvus hors circonscription et 20 dans les circonscriptions provinciales. Les parlementaires sont élus au suffrage universel pour cinq ans. A la demande du Gouverneur général, le parti ayant obtenu le plus d’élus présente un candidat au poste de Premier ministre. Afin de faciliter la stabilité gouvernementale, la Constitution prévoit une période des premiers 18 mois pendant lesquels le Gouvernement ne peut pas faire l’objet d’une motion de censure.

Les dernières élections générales, tenues en juillet 2007, ont reconduit Sir Michael Somare, 73 ans, au poste de Premier ministre. « Le Père de la nation » (qui présida le premier gouvernement papouan à l’indépendance en 1975) est alors devenu, pour la quatrième fois, Premier ministre de PNG. Son gouvernement s’appuie sur une coalition de 13 formations politiques, dont l’Alliance Nationale qu’il dirige.

La relative stabilité politique que le pays connaissait depuis juillet 2007, en raison de l’interdiction constitutionnelle de déposer une motion de censure pendant les 18 premiers mois de la mandature, a pris fin en juillet 2009 avec la motion de censure déposée par l’opposition parlementaire, conduite par l’ancien Premier ministre (de 1999 à 2002), Sir Mekere Morauta.

L’invalidation partielle en juillet 2010, de la loi organique sur l’intégrité des partis politiques et des candidats (dite « OLIPPAC »), qui visait à limiter la possibilité pour un membre du Parlement de changer de parti politique en cours de mandat et à empêcher le dépôt d’une mention de censure, a marqué le début d’une nouvelle période d’instabilité politique.

Au cours de la réunion du parti majoritaire, l’Alliance Nationale, qui s’est tenue le 19 juillet 2010, trois ministres ont rejoint les rangs de l’opposition. Ils ont aussitôt été démis de leurs fonctions.. M.Somare a été maintenu à la tête du parti et au poste de Premier ministre. Il a procédé, le 26 juillet 2010, à un remaniement ministériel afin, notamment, de pourvoir aux postes devenus vacants.

Après l’annonce, le 7 décembre 2010, d’un nouveau remaniement ministériel, Sir Michael Somare a confirmé la nomination de M Samuel Abal au poste de Vice-Premier ministre, en remplacement de M.DonPolye, ainsi que celle de quelques autres ministres. En janvier 2011, Michael Somare a été mis en accusation, dans le cadre d’une poursuite judiciaire pour défaut successifs de déclarations de revenus et de patrimoine dans les années 90. Le Premier ministre s’est alors « mis en congé » de ses fonctions au gouvernement et au Parlement. Il a alors provisoirement confié ses responsabilités à son nouveau Vice-Premier ministre, M. Samual Abal. Reconnu coupable par la justice en mars 2011, M. Somare a été condamné à une suspension de deux semaines mais son état de santé l’a obligé à se mettre en congé maladie pour une durée, à cette date, indéterminée.

En juillet 2011, le Gouverneur général a lancé la procédure constitutionnelle destinée à établir la nécessité ou non de mettre fin aux fonctions de Sir Michael Somare, pour raison médicales. Le Parlement a procédé le 2 août 2011 à l’élection d’un nouveau Premier ministre. M. Peter O’Neill, chef du « People’s national Congress (PNC), ex-ministre des Finances récemment nommé ministre des Travaux publics et des Transports, a succédé à Sir Michael Somare. Le gouvernement de l’East Sepik, province où M. Somare est élu député, a déposé un recours pour non constitutionalité du nouveau gouvernement. Dans son jugement rendu le 12 décembre 2011, la Cour Suprême a invalidé l’élection de M. Peter O’Neill et demandé le rétablissement de Sir Michael Somare dans ses fonctions de Premier ministre. Ce dernier a prêté serment devant le Gouverneur général le 14 décembre 2011.

Les tentatives de discussions entre lesdeux « Premier ministre », Sir Michael Somare et Peter O’Neill pour tenter de sortir la PNG de la crise politique qu’elle traverse, sont restées vaines. Devant le Parlement réuni en session budgétaire le 19 décembre 2011, le Gouverneur général, M. Ogio, est finalement revenu sur la décision qu’il avait prise d’investir Sir Michael Somare en qualité de Premier ministre avant d’introniser officiellement M. Peter O’Neill. Sir Michael Somare a fait savoir qu’il intenterait de multiples recours à la rentrée parlementaire prévue le 17 janvier 2012.

Sir Paulias Matane, Gouverneur général depuis 2005, a été reconduit dans ses fonctions en juin 2010, à la suite d’un vote simple au Parlement, avant d’être officiellement investi en juillet 2010. Sa désignation avait eu lieu selon une procédure de vote dans des conditions discutables. La Cour suprême, suite au recours déposé par l’opposition, a invalidé en décembre 2010 la nomination du Gouverneur général. Réuni en session extraordinaire en janvier 2011, le Parlement a procédé à une nouvelle élection du Gouverneur général. M. Michael Ogio a été élu et a prêté serment le 25 février 2011 devant le Parlement exceptionnellement rouvert pour la circonstance.

La place des femmes dans la société et dans l’exercice du pouvoir est un sujet qui continue à diviser les Papouans. Depuis l’indépendance, quatre femmes seulement ont été élues au Parlement et une seule a occupé un poste ministériel. Le 23 novembre 2011, le Parlement a voté un amendement constitutionnel à la « Loi sur l’égalité et la participation » qui réserve 22 sièges à des femmes au sein du Parlement. La modification de la loi organique devra être votée pour permettre l’application de ces dispositions aux prochaines élections législatives qui devraient se tenir en juillet 2012.

L’accord de paix signé en 2001 dans la capitale de l’île de Bougainville, Arawa, a mis un terme à un conflit séparatiste long de douze ans qui a fait près de 20 000 morts (10 % de la population de la province). L’Ile de Bougainville dispose désormais d’un statut de région autonome au sein de la PNG. M.Joseph Kabui, ancien chef de l’Armée Révolutionnaire de Bougainville, a été le premier Président du Gouvernement de la région autonome jusqu’à son décès. M. James Tanis, ancien militant sécessionniste, lui a succédé en janvier 2009. A l‘issue des élections qui se sont tenues en juin 2010, le nouveau Président de la province autonome est John Momis, élu avec plus de 52 % des suffrages. Ancien prêtre, M.Momis a également occupé les fonctions d’ambassadeur de PNG en Chine. Un référendum d’autodétermination de la province autonome de Bougainville devrait se tenir d’ici 2014.

3. Situation économique

L’économie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée est fortement dépendante du secteur primaire et reste vulnérable à la fluctuation du cours des matières premières. L’agriculture représente environ 36 % du PIB et 20 % des exportations du pays, grâce notamment aux exportations de bois. Le secteur minier et celui de l’énergie, avec le gaz et le pétrole, représentent 25 % du PIB, 76 % des recettes d’exportation du pays et 40 % des recettes du budget de l’Etat. Les perspectives de croissance à moyen et long terme sont favorables et reposent sur le développement sans précédent de projets gaziers et miniers.

Le premier projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié, mené par ExxonMobil (chef de file avec 29 % des parts) et dans lequel le gouvernement détient une participation de 16,6 %, a été signé le 8 décembre 2009 (estimé à 6,6 millions de tonnes par an). Il prévoit la construction d’un gazoduc de 700 km allant du gisement situé sur les hauts plateaux jusqu’à une usine de liquéfaction située à Port Moresby, pour un investissement estimé à plus de 22 Mds de USD. Il pourrait permettre au pays de progressivement tripler ses exportations et doubler son PIB. La production de gaz pourrait débuter en 2014-15. La phase de construction de ce projet a d’ores et déjà des répercussions positives sur l’économie.

Un deuxième projet d’exploitation de GNL, d’une capacité de 9 millions de tonnes par an, avec un gazoduc de 300 km, pour un investissement de 7 Mds de USD, a été décidé en décembre 2009. La demande croissante du marché asiatique et les réserves estimées de la PNG en énergies fossiles font des investissements gaziers et pétroliers un atout significatif pour le pays, son développement économique et ses échanges commerciaux.

Ces perspectives ont amené Sir Michael Somare, alors Premier Ministre, à lancer une nouvelle stratégie de développement 2010-2030 particulièrement ambitieuse : croissance économique moyenne de 8%, création de deux millions d’emplois, développement des infrastructures du pays, où la 2ème ville n’est toujours pas reliée à la capitale par voie carrossable et où seul un tiers des routes est goudronné (construction de 17000km de routes, fourniture d’électricité à 70 % de la population contre 12 % actuellement), multiplication par cinq de la production agricole. Pour 2011, les priorités du gouvernement sont les infrastructures, l’agriculture, la santé, la sécurité et l’éducation, secteurs qui représenteront chacun entre 10 et 15 % des dépenses publiques. Peu après son élection, le nouveau Premier ministre, Peter O’Neill, a annoncé le lancement de grands travaux (réhabilitation et construction de nouvelles routes ; construction d’un nouveau port dans la région du « Gulf » ; développement du port de Lae et extension de l’aéroport international de Port Moresby).

Par ailleurs, la PNG figure parmi les quinze premiers producteurs mondiaux d’or et de cuivre. Une nouvelle mine de nickel-cobalt à Ramu Nico, opérée par des Chinois, devait débuter sa production en 2012. Au cours de ses vingt années d’exploitation prévues, 143 millions de tonnes de nickel devraient être extraits. L’exploitation forestière (qui s’accompagne parfois d’une surexploitation) et certaines productions agricoles, notamment l’huile de palme et le coprah, contribuent aussi de manière significative à l’excédent de la balance commerciale du pays.

Après avoir fléchi en 2009 à 5,5 %, la croissance du PIB a bondi en 2010 pour atteindre 8 %, soit la meilleure performance du pays depuis 15 ans. Cette progression s’explique avant tout par les cours élevés des matières premières, conjugués à l’accroissement des dépenses publiques et de l’investissement. Après avoir été contenue de 2004 à 2007, l’inflation est repartie à la hausse en 2008 (10,7 %) et s’est ralentie en 2009 (7,6 %). En 2010, elle a été en moyenne de 6,6 % en raison notamment de la forte hausse du prix des denrées alimentaires. Pour 2011, selon la Banque Asiatique de Développement, l’inflation devrait atteindre 9,5%, nourrie principalement par la hausse des produits alimentaires, et la dépréciation de la monnaie papouane à l’égard du dollar australien. L’excédent commercial, qui était de 1,2 Mds USD en 2009, a baissé en 2010, mais demeure posititif avec 300 M. USD. soit 12,2 % du PIB.

Sur le plan des finances publiques, la hausse des matières premières entre 2005 et 2008 a permis un accroissement des recettes budgétaires et la création de fonds destinés au financement du programmes sociaux et d’infrastructures. Après un léger déficit en 2009, la prudence de la politique budgétaire en 2010 a permis de dégager, grâce à la baisse des dépenses de l’Etat, un surplus de 0,7 % du PIB. La dette publique a ainsi été ramenée à 24 % du PIB. Le niveau élevé des cours des matières premières pourrait permettre d’afficher en 2011 un budget équilibré.

La dette extérieure, contenue à un niveau faible de 10,1 % du PIB en 2010, devrait augmenter en 2011 en raison de l’accroissement des importations liées au développement du projet GNL. Les estimations officielles font état d’une dette qui pourrait atteindre 15,7 % du PIB.

En décembre 2011, le Parlement a voté le budget, en l’absence de l’opposition. Avec un montant de 3,7 Mds d’euros, il s’agit du budget le plus important depuis l’indépendance de la PNG. Il consacre une part importante au développement et confirme les priorités définies par le gouvernement en mettant plus particulièrement l’accent sur les infrastructures comme levier de développement.

Malgré des indicateurs économiques encourageants, le pays demeure confronté à de nombreux défis sociaux et économiques : près de 85 % de la population vit en zone rurale et pratique une agriculture de subsistance. La PNG est détentrice de l’un des taux de natalité les plus élevés de l’aire océanienne (4,6enfants par femme) et du taux d’alphabétisation parmi les plus faibles de la région (60 %). Enfin, située sur la « ceinture de feu » volcanique, la PNG est très exposée aux catastrophes naturelles.

4. Politique extérieure

L’Australie, principal partenaire (politique, économique et commercial) de la PNG est son 1er fournisseur (43 % de ses importations) et son 1er client (28 % de ses exportations). Elle compte une communauté de 14000 ressortissants en PNG. Les axes essentiels de la relation bilatérale, réaffirmés en 2010 à Alotau, sont la coopération économique et commerciale et l’aide au développement. La PNG est ainsi le premier destinataire de l‘aide au développement de l’Australie en faveur des Etats insulaires océaniens, avec 330 M d’euros pour la période 2010-2011. L’Australie concentre son aide, via le « Australia PNG Partnership for Development », principalement dans les domaines de la santé, l’éducation, les infrastructures et les transports, l’état de droit et la justice. Les deux pays souhaitent néanmoins désormais mettre l’accent sur la coopération économique et commerciale. La visite du ministre australien des Affaires étrangères, M. Kevin Rudd, en octobre 2011, et sa rencontre avec le nouveau Premier ministre, Peter O’Neill, a marqué la volonté de Canberra de dynamiser ce partenariat avec la nouvelle génération de dirigeants papous.

Les investissements australiens en PNG se concentrent traditionnellement dans le secteur des ressources naturelles, notamment les mines d’or, le pétrole et le gaz. Le projet « PNG GNL » constitue pour les entreprises minières australiennes Oil Search et Santos une opportunité d’investir en PNG. Dans ce contexte porteur, l’Australie et la PNG ont décidé de coopérer étroitement pour mettre en place des fonds souverains destinés à mieux gérer les revenus des énormes ressources naturelles de la PNG.

L’Union Européenne, qui se place au 2ème rang des contributeurs d’aide en PNG après l’Australie, conduit des programmes d’assistance représentant plus d’un milliard d’euros depuis 1977. Le 10ème FED (2008-2013) est doté de 142 M d’euros, orientés sur le développement rural, l’appui à la bonne gouvernance et l’éducation. La PNG bénéficie également des instruments communautaires de régulation STABEX (Stabilisation des exportations : système de stabilisation des recettes d’exportations) et SYSMIN (Système minier : facilité de financement spécial des projets miniers).

Le commissaire européen au Commerce, M. de Gucht, s’est rendu en PNG en mars 2011 pour promouvoir le nouvel Accord de Partenariat économique (APE) conclu avec la PNG. Il porte sur les échanges de marchandises et, plus particulièrement, sur l’exportation des produits de la pêche papouans vers l’UE (le thon d’origine PNG peut désormais entrer sur le marché européen sans tarif, ni quota). Afin qu’il soit profitable aux zones rurales et aux petites entreprises, l’APE est étroitement lié à l’aide au développement prévue pour les activités économiques dans les régions rurales. Il pourrait être étendu aux investissements européens et aux services (bancaires, télécommunications…). L’UE souhaite également développer des projets avec la PNG sur les questions de changement climatique et des forêts. De son côté, la PNG souhaite développer avec l’UE la filière café qui constitue une ressource importante de ce pays.

En octobre 2011, l’UE a signé une convention avec la PNG pour un montant de 12 M€. Ces fonds européens qui s’inscrivent au chapitre « développement et ressources humaines » seront consacrés à la formation des enseignants et à la formation continue.

L’influence des grandes puissances d’Asie du nord-est (Chine, Japon, Corée) s’étend en PNG, portée par l’exploitation des richesses minérales, forestières et halieutiques. Les relations économiques entre la PNG et la Chine sont très dynamiques. La mine de nickel et de cobalt de Ramu Nico, en cours de construction, est l’investissement le plus important de la Chine en PNG. Le projet « PNG GNL » devrait permettre à la Chine de combler une partie de ses besoins énergétiques. Le Japon est un important pourvoyeur d’assistance technique à la PNG.

Les relations avec l’Indonésie, seul pays avec lequel la PNG possède une frontière terrestre (longue de 800 km), sont bonnes mais fragiles. Les tensions séparatistes existantes dans la province indonésienne de Nouvelle-Guinée Occidentale, peuplée en majorité de Papous, pèsent de manière récurrente sur les relations entre les deux pays.

Avec les Etats-Unis, les relations s’approfondissent rapidement. Lors de sa tournée en Asie du Sud-est et en Océanie en novembre 2010, Mme Hilary Clinton a fait une courte visite à Port Moresby. La Secrétaire d’Etat américaine a rencontré le Gouverneur général, Sir Paulias Matane, le Premier ministre, Sir Michael Somare, et les membres de son gouvernement. Mme Clinton a assuré M. Somare de son soutien à l’important projet de gaz naturel liquéfié porté par un consortium conduit par la société américaine Exxonmobil. Mme Clinton s’est également dite confiante dans les retombées positives de ce projet sur l’éducation, la formation professionnelle et le développement humain.

Les Etats-Unis ont annoncé un renforcement de leur dispositif de coopération en PNG. Le bureau régional de l’agence de coopération américaine USAid pour le Pacifique installé à Port Moresby a été inauguré en octobre 2011 et le budget de coopération, augmenté de cinq millions de dollars devrait être également consacré à soutenir la participation des femmes dans tous les secteurs. La PNG devrait également bénéficier d’une partie des crédits destinés aux Etats du Pacifique dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Les activités en PNG du « Pacific Partnership », action humanitaire menée chaque année par les forces navales américaines, devraient être renforcées.

Au cours de sa tournée dans le Pacifique en juillet 2011, le Secrétaire d’Etat américain adjoint, M.Kurt Campbell, a confirmé la volonté des Etats-Unis de travailler encore d’avantage avec la PNG et d’accroître leur présence dans le Pacifique. Une nouvelle ambassade est en cours de construction à Port Moresby.

La PNG est un acteur politique actif en Océanie, en particulier au sein du Forum des Iles du Pacifique (FIP) qui rassemble les 16 pays de la région. La PNG a accueilli le sommet annuel du FIP en octobre 2005 et a assumé la présidence de l’organisation jusqu’en octobre 2007, compte tenu du coup d’Etat intervenu aux Iles Fidji en décembre 2006. La PNG participe depuis 2003 à la mission de rétablissement de l’Etat de droit aux Iles Salomon (RAMSI), placée sous les auspices du FIP et pilotée par l’Australie.

Le Premier ministre Somare s’est montré très actif sur le dossier des Iles Fidji. La PNG avait fermement condamné le renversement par le Commodore Bainimarama, chef d’Etat Major des forces armées fidjiennes, le 5 décembre 2006, du gouvernement démocratiquement élu des Iles Fidji. Face au durcissement des relations entre le FIP et les Iles Fidji, absentes du sommet du Forum de Niue en 2008, le Premier ministre Somare s’est posé en homme de conciliation. Ainsi, s’est tenu à son initiative le sommet extraordinaire du FIP de Port Moresby le 27 janvier 2009. Il a abouti à la mise en place d’un échéancier pour le retour à la démocratie parlementaire aux Fidji, assorti d’une obligation pour les autorités intérimaires fidjiennes d’annoncer, avant le 1er mai 2009, la tenue d’élections d’ici la fin 2009. Constatant l’absence d’évolution favorable des autorités de Suva au 1er mai 2009, le Premier Ministre papouan a approuvé la décision de la présidence tournante du FIP de suspendre les Fidji des activités de l’organisation à compter du 2 mai 2009. Cette décision s’est traduite par l’absence des Fidji lors des trois derniers sommets (Cairns en 2009, Port-Vila en 2010 et Auckland en 2011).

Membre fondateur du « Groupe Fer de LanceMélanésien » (GFLM), créé en 1988 et doté de nouveaux statuts en 2007, la PNG soutient le rôle de cette institution de coopération sub-régionale de l’espace mélanésien qui comprend également le Vanuatu, les Iles Fidji, les Iles Salomon et le mouvement FLNKS de Nouvelle-Calédonie.

Les pays représentés par une Ambassade à Port Moresby sont les suivants : France, Australie, Chine, Corée, États-Unis, Iles Fidji, Iles Salomon, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Philippines, Royaume-Uni, Saint-Siège. Taïwan y dispose d’un bureau de représentation. La délégation de l’Union Européenne à Port Moresby a quant à elle une compétence régionale qui couvre les Iles Salomon et le Vanuatu.

Les organismes des Nations unies et les institutions financières représentés sont les suivants : PNUD, OMS, UNICEF, HCR, BCAH, Banque Mondiale, Banque Asiatique de Développement.

La PNG est membre observateur de l’ASEAN et membre de l’AOSIS (groupe de négociation des petits Etats insulaires, formant une alliance en matière de changement climatique).

Dernière modification : 10/04/2015

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